la forêt

4. La forêt


 

Source : le rapport de l’ONF de 1996

 

sur l’aménagement forestier de la Forêt communale de Vaire-Arcier

 

 

Vue (à venir et en couleurs) sur les Rouges Terres

et sur une partie de la Côte du Mont :

 

un groupement de résineux entouré de coupes franches

 

    L’altitude de la zone forestière est comprise entre 262 et 561 mètres. En 2005, la forêt communale couvre 305 ha.

    Elle est composée de 4 cantons : les Rouges Terres (24 ha 54), la Côte de Vaux (19 ha 31), le Bois de Ban (50 ha 54) et de loin les plus vastes, les Tassenières avec 210 ha 41. Les bois privés constituent également un pourcentage important du territoire communal comme le Bois Baron, ce qui était déjà vrai vers 1800 avec les bois de Madame de Verseilles ou vers 1900 avec ceux de Monsieur de La Juillière . En 1955, Alfred Marchand effectue un relevé qui précise que le Bois Baron, reliquat de la forêt seigneuriale, s’étend alors sur 137 hectares sur le territoire de Vaire-le-Grand et sur 107 ha 43 sur celui d’Arcier soit 244 ha 43, en tout, plus des deux tiers de la forêt communale actuelle. Comboulot appartient alors à Schaeffer (20 ha 77). Le bois de Corcelle, objet de revendications, compte 40 ha 51. La forêt « était autrefois indivis avec les bois des communautés de Corcelle (ou Courcelotte) et Vaire-le-Petit ; le partage a été réalisé le 10 décembre 1628 par acte passé devant N. Pichery, notaire à Arcier. »

En 1851, l’Annuaire du Doubs compte 257 ha à Vaire. Cette zone forestière s’est étendue au début du XXe siècle avec la déprise des terres arables : des décisions multiples de reboisement sont prises en Conseil municipal « les semis à employer seront des épicéas chaque fois que le terrain leur sera propice » (9 novembre 1924)  ainsi est résilié le 9 mai 1925 le bail des Rouges Terres, communaux en partie aménagés par le forestier qui les a plantés en résineux. 200,00 francs sont votés pour l’achat de sapins (délibération du 29 décembre 1926).

 

 

Extrait de l’étude en vue de la réalisation d’un sentier de découverte, rapport d’étude de l’ONF en 1997

 

« Les potentialités de la forêt sont globalement bonnes, la fertilité étant :

  • Faible sur 14,20 ha soit 5 % de la surface
  • Moyenne sur 34,30 ha soit 11 % de la surface
  • Bonne sur 256,30 ha soit 84 % de la surface

 

Aujourd’hui, le peuplement est composé de 84 % de feuillus et de 16 % de résineux :

  
  • Hêtre : 74 %
  • Chêne : 9 %
  • Sapin pectiné : 9 %
  • Douglas : 4 %
  • Mélèze : 2
  • Epicéa : 1 %
  • Frêne : 1 %

    

Des essences secondaires très nombreuses

Tilleul à petites ou à grandes feuilles, merisier, alisier torminal ou blanc, érable sycomore ou à feuilles d’obier, charme, orme …

 

Les arbres remarquables

  •   Au lieu-dit les Tilleuls, un puissant spécimen a 108 cm de diamètre à 1,30 mètre du sol soit une circonférence de 365 cm (facile, autant de cm que de jours dans l’année ! ). Sa hauteur totale atteint 22 mètres dont 4 m de fut. Le diamètre du houppier fait 25 m et il aurait plus de 200 ans.
  •  A la parcelle 35, deux hêtres de 105 cm et 100 cm de diamètre respectivement. Plus de 40 sujets de 90 cm de diamètre dans cette même parcelle et deux autres hêtres de 100 cm de diamètre aux parcelles 7 et 16.
  •   Un chêne de 90 cm de diamètre à la parcelle 2.
  •  Un sapin pectiné de 90 cm et un beau bouquet de douglas (38 sujets pour 133 m3 à l’âge de 67 ans à la parcelle 4O).
  •  Des érables sycomores de belle qualité, disséminés, notamment parcelles 7 à 9.

Attention  : contacter M Vieille pour savoir si ces  arbres remarquables sont toujours  debout et que d'autres ne les aient pas dépassés  !

Depuis 1997 jusqu’en 2016, un aménagement est organisé pour convertir 64 ha en futaie avec une regénération élargie : hêtres, merisiers, érables sycomores et frênes ont été plantés qui nécessitent des travaux de dégagement.

On laisse judicieusement les pérots*. De même, les sapins pectinés en sont à leur deuxième éclaircie.

*Le pérot : un baliveau, un arbre réservé pour qu’il puisse croître en futaie, qui a deux fois l’âge de la coupe.  Cette définition , c'est bien sûr pour ma copine Odette !  coucou !!!

Cependant les sujets en voie de dépérissement, sur le hêtre par exemple, sont exploités en priorité. Les épicéas subissent les attaques de scolytes. « Une cochenille – très inhabituelle sur l’épicéa – y a également pullulé ».  Le bostryche fait chez nous aussi ses ravages.

 

L’adjudication de la coupe affouagère « après les publications par affiche et au tambour »

L’affouage est, de tout temps, une question essentielle aux séances du Conseil municipal, avec le souci d’une égale répartition entre tous les affouagistes.

Tarifs du 20 juillet 1891 :

1.      un abattage de taillis le mètre en ligne : six francs par portion

2.    pour mettre le taillis de 5 en 33 de longueur sur 1/5 de mètre de largeur 0.70 francs

3.     pour abattre les futaies 30 centimes/ pied d’arbre de 0.60 de circonférence mesuré à 1.50 de hauteur

Autre source essentielle de revenu pour la commune, la vente d’une part en réserve ( exemple « de 12 stères de bois façonné, gros rondins, essences hêtre et charmille et deux cents fagots marchands » en 1889). Dans le chapitre des « personnes venues d’ailleurs » (quatrième partie), on relève une part importante de bûcherons : 38 entre 1915 et 1925.

Les personnes vivant des activités forestières (voituriers, marchands, charbonniers, écorceurs …) sont de moins en moins nombreuses. La tempête de décembre 1999 a entraîné le fléchissement des ressources de la commune dans son budget Bois.

Le massif forestier garde son charme pour les promeneurs : il est sillonné de sentiers, de pistes de débardage, de sommières* et de limites de parcelles qui rendent la découverte des lieux très aisée : difficile de se perdre grâce aux orientations des versants qui offrent dans les découverts des panoramas très pittoresques. L’USN (Union sportive de Novillars) par un rond bleu sur un trait jaune à suivre, une flèche pour changer de direction et une croix pour ne pas poursuivre une voie, a ainsi balisé un itinéraire qui permet d’emprunter la route traversant le canton des Rouges Terres et d’accéder au plateau, à quelques pas du gros tilleul pour se diriger ensuite vers Champlive jusqu’au château de Vaite cela permettant la liaison avec le GR59.

*sommières : chemins de crêtes formant les limites avec les communes voisines (Gennes, Nancray, Osse)

 

 Jean-François Vieille, responsable ONF ... je referai la photo en couleurs !!!

 

A l’abri de la pression citadine, la fréquentation reste locale, des randonneurs occasionnels et quelques sportifs à VTT. Quelques flaques laissées par les dernières pluies au fond d’un trou, souillées par un sanglier attirent l’attention: « c’est ça les douillons ? »

Mais la forêt se tient coite lorsqu’elle devient piste d’entraînement de moto-cross ou de quad. L’ONF déplore le passage trop fréquent d’automobiles sur l’ancienne route, parfois très peu carrossable et la circulation des motos en dehors des voies ouvertes aux périmètres ou sur les lignes de certaines parcelles.

La pelouse à Brome

Une expérience faite avec l’Ecole Primaire et l’ONF en 2000 a permis d’entretenir une pelouse sèche sur le chemin de Nancray à l’intersection avec le Chemin des Essarts, la parcelle 1  est une pelouse protégée « petit fruticée thermophile* » et qui est entretenue tous les ans par les élèves avec l’aide de l’employé communal. Une flore exceptionnelle y est repérée, elle permet de conserver un biotope fragile mais unique où l’orchis pyramidal voisine avec l’herbe à l’esquinancie et le dompte venin.

*fruticée thermophile : formation végétale basse comme la lande ou la garrigue dont les microorganismes peuvent se développer sous de fortes chaleurs 

La pelouse sèche se développe sur un humus peu épais, la roche-mère étant très proche. Alors pourquoi chercher des gazons anglais ?


D’autres espèces végétales remarquables

  •    l’aspidium à cils raides, une fougère relativement abondante entre la source Chaney et les Guérinots
  •   l’aspidium lobé*
  •   le bois-joli*
  •   la nivéole*, parcelle 20
  •   le fragon*, versant sud de la parcelle 27
  •   le houx*
  •   le muguet*
  •   l’ornithogale des Pyrénées*
  •   le tamier commun*

*la cueillette de ces espèces est réglementée, limitée à ce que la main peut contenir.

 

D’autres espèces d’intérêt local peuvent être rares dans la région à notre altitude comme le pétasite blanc ou la laîche poilue. On trouve la berle à la source Chaney, l’actée en épi et on pourra siroter le sureau dont on aura fait macérer les fleurs.

 

La faune sauvage

  • chamois erratiques, en voie de colonisation
  • pics noirs
  •  fourmis rousses en colonies très importantes
  • tritons alpestres, dans la mare de la Cheminée des Boches
  • chats sauvages
  •  busards Saint-Martin : deux couples ont été observés en 1996 avec une nichée de 4 jeunes, l’autre détruite par prédation.
  • chevreuils : 20 à 25 têtes pour 100 ha (chiffres à actualiser avec Bernard Perrot) 
  • sangliers, renards 
  • lièvres, cerfs dont l’observation est beaucoup plus exceptionnelle 
     

 

Le grand gibier trouve un accueil favorable dans la forêt de Vaire qui s’intègre dans un vaste ensemble forestier de plus de 2000 ha aux lisières nombreuses.

 

Le projet de sentier de découverte

 

Une étude très sérieuse en vue de réaliser un sentier de découverte dans notre forêt communale est rédigée par l’ONF grâce au technicien spécialisé, Gilles Démoulin assisté de H de Pommery, Y Lejean et Jean-François Vieille, chef du triage de Deluz en 1997.

 

En fait, parlons d’un projet de deux sentiers :

 

 Un itinéraire familial dont le tracé est en trait épais foncé sur le plan ci-dessous : une aire de stationnement accueillerait les promeneurs au pied de la côte du chemin de Nancray, juste après les hangars agricoles : 3800 mètres pour rejoindre les Tilleuls au-dessus des Rouges Terres après avoir repéré la fontaine puis jeter un œil sur le gouffre de Chien-Chien

 

 Un itinéraire sportif de 4000 mètres auquel on accèderait par la Rue de Fretenne, en trait épais clair sur le même plan pour conduire au camp retranché de Comboulot, à la mare et au chemin de crête pour montrer l’opposition des versants (adret et ubac)

 

Dans les deux parcours, les objectifs pédagogiques ne manquent pas : décrire les travaux sylvicoles, expliquer le fonctionnement des réseaux souterrains, montrer le patrimoine végétal et animal comme les fourmilières … la pelouse sèche de la parcelle N°1 n’est pas retenue car c’est un milieu trop fragile qui ne résisterait pas aux piétinements répétés à moins de prévoir les protections qui s’imposent.

 

 Ce projet de 1997 n’a pas abouti.


Actuellement,  en ce début d'année 2008, avec la Véloroute (Nantes-Budapest) qui court de l'autre côté du Doubs, deux circuits de VTT vont être balisés : départ parking  près de la Mairie.

 

 

 

Les deux trajets prévus pour le projet de sentier de découverte

sur fond IGN de l’ONF (non abouti)

 

 

Commentaires (3)

1. isabel marant poppy (site web) 02/07/2012

How can I insert a tag cloud into my blog @ blogspot? I try using the gadget options but I can't find a 3rd party one listed. Can someone please show we where to get one and how to install it?.

2. marie-josèphe cuenot-poulnot 02/11/2010

Super, Danièlle, tu nous donnes envie d'aller faire une balade en forêt admi-
rer tout ce que tu aimes.

Ta cousine de Roche (soeur de ton filleul)

3. Mindweaver 25/02/2008

Merci pour ta réponse Danie, prends ton temps car c'est beaucoup de travail!... et puis, le printemps arrive alors les forêts de ta région que tu aimes tant n'en seront que plus belles à découvrir!
:) @bientôt!!!
ps: vi, vi 1+1=2! lol! (ça, ça marche impec!)

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