la vouss kel est vot' mâtrosse ? lou bin din est

A mes amis, tous mes proches et copains du « coin » ,

et tous les curieux de voir mon Beau Vaire et ses écarts !!!

Je veux parler de Corcelle, Seuley et tous
les petits chalets des Essarts !


Allons, il faudra bien parler aussi de
Vaire-le-Petit


et pendant qu’on a traversé le Doubs, aller
vers d’autres « pays estrandgersss » la papeterie de Novillars, l'imprimerie de Baume-les-Dames
n’est-ce-pas ?


 Il paraît même que le site irait jusqu’à Nancray un jour et Roulans !

et j'ai trouvé le chemin d'Epomanduodurum à Segobodum en passant par Vesontio ... d'ici qu'il me mène par le pipe line à Massilia (enfin tout près de là à Fos, Martigues et Istres par la photo aérienne !


Et Fouvent, c’est évident !!!

Mais au printemps, pas avant !


Le temps que « pleure,pleure, Maryvonne … ton amant est parti … » mais
je m’égare avec un air d’Anne Sylvestre : elle a dû encore faire 68 cette chanson-là !

Nos maîtres d’école
Longtemps, celui qui apprend à lire, à écrire et à compter est appelé recteur d’école :
1617 : Claude Demesmay - 1736 : Jean-François Isabey - 1740 : Nicolas Voisenet - 1743 : J Girard de Chaux – de 1763 à 1794 : Jean Pierre Colard.
« La maîtresse d’école »
Louis Borne dans l’ouvrage « L’Instruction populaire en Franche-Comté avant 1792 » (tome 1 page 200, ADD I516) cite Robert Claudine, dite « maîtresse d’école » à Vaire-le-Grand, dans sa succession du 31 janvier 1753. Demesmay Claudine, également, dans un certificat délivré par les officiers municipaux constatant qu’elle a prêté le serment civique, le 25 décembre 1791.
Ans 5, 7, 14 : Léonard Pichery* - 1813 : Jusserandot - 1836 : Jeanne Etienne Boillot – 1836 : Jean-Baptiste Monnin – 1851 : Jean-Pierre Baurant et Julie Biétrix - 1874 : Madame Buttet née Perrot et Clotilde Conte
*Sous le directoire, l’enseignement public n’est pas assuré dans le canton :
An VII, Frimaire : « Il n’y a aucun instituteur ni institutrice publics. La majeure partie des maîtres et maîtresses d’école affectent de ne pas vouloir prêter le serment…
Pluviose : Il faudrait faire parvenir gratis aux instituteurs des livres élémentaires républicains, l’observation du calendrier républicain en dépend. »
(Rapport mensuel des commissaires dans le canton de Roche)

    Sous la responsabilité du curé avant la Révolution, le recteur demeure le chantre après la Révolution.
    Outre les obligations d’instruction du « sieur Baurant Jean-Pierre » en 1851, « 2°. Il assistera Monsieur le Curé partout où son devoir l’appellera relativement au service du culte. 3°. Il sonnera tous les coups de cloche qui sont nécessaires pour les service divin, ainsi que l’Angélus le matin, à midi et le soir ainsi que les baptêmes et enterrements et les huit heures en hiver. 4°. Il remontera l’horloge de la tour chaque fois que ce sera nécessaire. »

Recevant peu à peu des primes, celles-ci lui sont refusées pendant la guerre de 1870.
Melle Julie Biétrix reçoit 25 francs annuels pour le blanchissage du linge de l’église.

Les salaires varient selon l’âge (cours pour les adultes)
Depuis la « gémination » demandée par l’Inspecteur Primaire et tentée depuis 1910, le Maire déclare à propos de Madame Jantet « que d’ailleurs, l’institutrice est mieux qualifiée que l’instituteur pour recevoir des enfants de cinq ans. Que ceux-ci vont plus facilement et avec plus d’entrain dans la classe de la maîtresse où ils savent trouver l’accueil bienveillant et les soins dévoués de celle qui remplace la maman » (26 avril 1914)

Les records de durée
Huguette Martin a exercé 36 ans à Vaire, André Martin 35 ans, Berthe Choulet 29 ans ! Pas de déplacement, ils sont tout de suite sur leur lieu de travail.
Les époux Martin ou Choulet laissent un souvenir impérissable !

« La v’ousse qu’elle est vot’ mâtrosse ? »
Elle est si petite, Madame Martin, que le jour de sa première rentrée, une mère ne la retrouve pas au milieu des enfants. « Petite mais efficace ! » précise Madame Jeannin : tous lui reconnaissent une énergie et une autorité infaillibles. « Pour être sévère, elle était sévère ! » renchérit son mari. A 95 ans, la maîtresse reconnaît qu’elle a eu parfois de belles colères. Elle conserve aujourd’hui toute sa lucidité et évoque avec amusement des figures bien typiques de Vaire. Avant la guerre, des cours pour adultes sont assurés par Monsieur Martin et concernent une douzaine de jeunes de 17 ou 18 ans.
A la Saint-André, les élèves ont pris l’habitude de venir avec des gâteaux pour fêter leur maître, Madame Martin leur offre à boire, ils récitent des poèmes et chantent. Le cinéma mobile a lieu une fois par mois environ, dans la classe des petits, on pousse les tables et installe les bancs. Certains se souviennent aussi des nuits entières de parties de cartes avec Monsieur Martin qui assure le secrétariat de mairie - sans doute de 1935 à 1977 ; il assume donc cette tâche bien après son départ à Besançon ; tous les jeudis, il revient à Vaire.
Mais le souvenir le plus émouvant pour Madame Martin, c’est le petit mot qu’une élève lit pour son départ en retraite.

Date denomination (Classe des garçons Classe des filles)
1881 Lucien Biétrix
1895 Joseph Humbert
1900 Edmond Petit
1906 Constant Jantet Madeleine Jantet
1914 Classe des grands Classe des petits
1928 Georges Berçot Andrée Berçot Odette Servois (stagiaire)
1931 Louis Roy
1932 André Martin Huguette Martin Laure Guey (stagiaire)
1942 Gilberte Conche1
1957 Maurice Chapuis
1958 Yvonne Mazenot Jacqueline Poignand
1959 Marie-Louise Chevènement Thérèse Preney (remplaçante) Bernard Adam (remplaçant)
1960 Marie-Louise Bailly-Maître Melle Lafitte (stagiaire)
1962 Bernard Barthod (stagiaire)
1963 Gérard Meadeb Michelle Meadeb (3 stagiaires en 1964)
1964 Sylvette Magrin
Nicole Grélard
Marie-Claude Berçot
1968 Berthe Choulet Michel Choulet
1978 Marie-Annick Perrot Agnès Maire (Tit. mobile)
Classe des grands Classe des petits Section maternelle
1983 Josiane Vuillez
1983 Philippe Maire
1985 Evelyne Grosdemouge
1987 Marthe Glasser2
1988 Michèle Glorieux2
1989 Marie-Christine Huchet2
1997 Patricia Delague Nelly Chenu
1998 Aline Donzé
1999 Caroline Georgiou Christine Bodet
2000
2001 Raphaël Lazzeroni
2002 Delphine Tran
2004 Karine Colleu

Photo à insérer ...
1. Gilberte Conche accompagne les petits Parisiens venus se protéger des bombardements. Deux autres maîtresses l’avaient précédée.
2. en complément du mi-temps d’Evelyne Grosdemouge
3. en complément du mi-temps de Christine Bodet

Sources : Registres des délibérations municipales, registres matricules, Almanach du Doubs
Berthe et Michel Choulet, Mademoiselle Georgiou,
et toutes les personnes qui ont aidé à identifier leurs camarades de classe.
Commentaires (1)

1. moi-même 07/02/2008

revoir totalement cette rubrique
doublon avec les portraits de Madame Martin
mettre en forme le texte sur les instituteurs et le renommer
marquer la source de l'extrait du Barbizier

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