Tout de suite mobilisé puis blessé le 11 ou 12 août 1915 en
Argonne, le destin d’Albert est dramatique.
Inquiétudes : dès juillet 1915, Berthe sa jeune épouse,
nous apprend que le beau-frère est dans
« un endroit bien fatiguant », au Bois
de la Gruerie à une quinzaine de km au Nord de Clermont-en-Argonne. Marguerite,
le 22, confirme que Berthe reçoit des nouvelles de son mari : « il a beaucoup battu ces temps
derniers, il dit que maintenant plus rien ne peut le surprendre. »
Il
écrit à deux reprises à son beau-frère or s’il le tutoie dans la première, il
le vousoie dans la seconde ! pour les deux, il se déclare son frère et lui
adresse ses amitiés (les plus tendres le 24 juillet). La graphie est simple,
quelques erreurs mais un langage courtois. Il l’informe qu’il ne bénéficiera
pas d’une nouvelle permission : « je pense que vous irai en
permission, pour moi, je n’y ai pas droit ; il n’y a pas le temps voulu
que je suis rentré au front. Mais il ne faut pas vous faire de bile pour
si peut. »
Il est fait prisonnier au
camp d’Hammelburg* : quand et où ?
Hammelburg* en Bavière, entre Kassel et Würzburg, à la confluence
du Main et de la Saale
Soigné, où ? sans doute en Suisse
Décédé
à la suite de ses blessures en 1924.
Déclaré
« Mort pour la France » en ??? voir
transcription de décès. Pas inscrit sur le site dont je donne le lien. Un de plus sur les dix millions ! 8 ? 9 ? 10 ?
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