16 cartes des XVIIe et XVIIIesiècles
GALLICA et BOURGUIGNON D’ANVILLE
Le
site de la Bibliothèque nationale de France
http:// gallica.bnf.fr
est
d’une richesse remarquable.
Y a
été numérisé
le
fonds Bourguignon d’Anville, plus de 3000 cartes
des
XVIIe et XVIIIe s,
rassemblées
par ce cartographe français du XVIIIe s.
211 cartes, 78 ouvrages
2 mémoires sur la mesure du globe,
mais conjectures erronées.
En
1743, la carte d'Italie : il y réduisait de plusieurs lieues carrées
l'étendue attribuée au pays. Toutes ses cartes étaient très appréciées, tant
par les géographes que par les navigateurs
(Bougainville).
Membre
de l'Académie des inscriptions et belles-lettrespuis de l'Académie des sciences, à la seule place dévolue à la
géographie. Dans le même temps, il avait été nommé premier
géographe du roi.
A
22 ans, brevet de géographe du roi. En
1727, cartes de l'Afrique, et celles destinées à l'Histoire de
Saint-Domingue du P. Charlevoix et à l'Oriens christianus du P.
Le Quien. Il
entra alors en relations avec les jésuites, qui le choisirent pour rédiger
les cartes de la Chine levées par leurs missionnaires et destinées à former
l'atlas qui accompagne l'histoire du P. Du
Halde.
16
cartes
1. 1624 carte de Ioannes Mauritius Tissotus Jean Maurice Tissot(sans nom de lieu d’impression) « Burgundiae
comitatus »
2. 1630 carte de Gérard Mercator(Amsterdam) Burgundiae comitatus, Franche Comté. éditée pour la première fois en 1585 et rééditée jusqu’en 1632
3. 1630 carte de Gérard Mercator(Amsterdam) Burgundiae comitatus, Franche Comté même carte sauf que le graphisme des noms a été changé
4.1634 carte de Tassin (Paris)« carte de la Franche-Comté et du duché de Montbéliard »
5.1634 carte de Tassin(Paris) « carte générale de la
Franche-Comté » 4 feuilles
6. 1658 carte du sieur Sanson d’Abbeville « partie du diocèse et archevêché de Besançon où sont les grands archidiaconés »
7. 1659 carte de Michaël Floris van Langren(sans indication de lieu) « Liberi Burgundiae
comitatus nova descriptio » = nouvelle description du franc-comté de Bourgogne
8. 1662 carte de Johannes Blaeu(Amsterdam) « Burgundia comitatus, vulgo la Franche-Comté » = comte de Bourgogne, communément appelé la Franche-Comté
9. 1675 carte de Jean-Baptiste
Bourguignon d'Anville (nom de lieu d’impression inconnu) « carte
générale de la comté de Bourgogne »
10.1677 carte de Pierre Duval (Paris) « Le
comté de Bourgogne, dit autrement Franche-Comté conquise par le roy, en moins
de 15 jours de temps, dans le mois de fevrier de l'année 1668. Avec l'Abbaye de
Lure, le Comté de Montbeliard, et les confins de France, Lorraine, Alsace,
Suisse, Savoye, etc. »
11. 1689 carte de Nicolas de Fer (Paris) « La
Franche Comté divisée en ses quatre balliages. Les Suisses, leurs sujets et
leurs alliéz. Le comté de Montbellart, la partie meridionale d'Alsace et les
quatre villes forestières »
12.1692 carte d’Alexis Jaillot (Paris)« La Franche-Comté divisée en trois grands balliages, scavoir
d'Amont, d'Aval, du milieu et de Dôle subdivisés en leurs balliages »
13. 1698 carte de Nicolas Vischer (Amsterdam) « Comitatus Burgundiae tam in
praecipuas ejus praefecturas quam in minores earundem Balliviatus aliasq.
ditiones subjacentes et infertas distincte divisus »
14. 1708 carte de Nicolas de Fer (Paris) « Le comté de Bourgogne dit Franche-Comté »
15. 1748 carte de Jean Querret (Paris)« Carte du comté de Bourgogne »
16. 1749 carte de Gilles Robert de Vaugondy (Paris) « Partie septentrionale du comté de
Bourgogne ou Franche-Comté, où sont les Bailliages de Vesoul, Gray, Besançon,
Baume, le Comté de Montbelliard, et partie des Bailliages de Dole, Quincey, et
Ornans »
Petite
synthèse sur la toponymie (les noms de lieux)
Sauf 1 seule fois, Vaire-le-Grand sur
toutes les cartes (1 seule fois le Grand)
Vaire-le-Petit est
oublié 1 fois/2 (et toujours Petit Verre).
Verre et exceptionnellement Vare ou Varre.
Corcelle est aussi
oublié presque 1 fois/2 une fois : Corcelote (ou lotte). Une seule fois : ate ! erreur de graphie !
C’est un ECART qui est encore peuplé :
son abandon est dû à l’invasion des Suédois en 1631 attesté par le document notarié
de l’acensement des Granges de Courcelotte du 27 mars 1693, où Bardot, Mourey
et Mary viendront habiter avec leur famille.
Arcier est peu oublié avec 1 seule fois un t à la
place du c ! Le hameau d’aujourd’hui a connu des moments plus prestigieux et il
a donc marqué les cartographes.
Chalèze est souvent oublié et avec des variantes
très importantes comme Chalezeule !
Le
nom de Montfaucon est pour sa part très variable
! parfois oublié : il s’agit d’erreurs manifestes des cartographes, compte
tenu de l’importance du site. Novillars est
quelques fois oublié avec des noms fantaisistes et même une localité imaginaire
! (Breurey est une commune de Haute-Saône au nord de Vesoul) comme Amagney qui se trouve remplacé une fois par Rusile -
une pure invention. Le u se lit n ou v selon les cas et
Novillers a pour étymologie la « nouvelle ville ». Deluz ou Delus est
peu oublié. De même Nancray ou Saône qui apparaît en deux parties : la petite et la
grande d'où les Sones à la fin. En revanche, Laisseyl'est presque 1 fois/2 et le double s comme le ß allemand.Thise est rarement noté et le
h absent. Marchaux est presque aussi peu
mentionné mais la graphie reste inchangée alors que la forteresse de Châtillon Guyotte - que 96
habitants auj - est toujours présente : avec un s dont le jambage fait
parfois penser à un f. L’accent circonflexe
remplace le s d’autrefois de Chastillon qui est une vraie motte féodale dont il
ne subsiste que de rares traces de soubassements des fortifications. Pour Roche-lez-Beaupré : Beaupré est quasiment
toujours signalé avec un l à la fin, la carte
religieuse mentionnant l'abbaye, Roche est souvent oublié.