
Au lieu de se sauver, ces condamnés résistent à la cavalerie à l’aide de pelles et de pioches. Ce geste patriotique leur vaut d’être enrôlés par Marulaz.
Une nouvelle passerelle bien plus étroite Cette passerelle en bois est remplacée en 1843 par une passerelle métallique avec une charpente en bois de sapin (voir délibérations du 14 septembre 1851 et du 15 août 1853) inaugurée le 8 Septembre 1844 : l’autorité militaire en a limité les caractéristiques, elle ne fait qu’un mètre quatre-vingts de large, trottoirs compris : seuls, les piétons, les cavaliers ou de petites voitures tractées par un seul cheval peuvent la traverser. Le bac reste utile aux voitures plus importantes, celles à quatre roues tractées par un ou deux chevaux ou aux fourgons d’artillerie. Des réparations urgentes qui tardent Le Maire Jean Constant Thiébaud demande l’élargissement de cette passerelle. Le 17 juin 1849, le Conseil municipal accepte le devis de l’architecte Martin Béliard pour la réparation urgente du tablier (648 francs) or le 14 septembre 1851, « le tablier en bois et la charpente …sont dans un tel état d’usure qu’il est indispensable pour éviter les accidents de reconstruire à neuf dans un délai rapproché, que dans cette situation, il serait d’un intérêt majeur de faire cette construction en donnant un peu plus de largeur à la passerelle de manière à permettre à une voiture de passer librement ce qui est impossible actuellement. » En 1853, le Conseil Municipal dénonce l’inexpérience de l’ingénieur chargé des travaux en 1844. Il est donc décidé de refaire la charpente dans un bois « vérifié par un homme expérimenté dans l’art de ces travaux » ; la commande est passée au Sieur Elie, charpentier domicilié à Besançon. Si ce dernier ne s’est toujours pas exécuté en 1859, d’autres travaux sont réalisés : « Réparation du tablier et nettoyage des cheminées des amarres pour remplacement de l’ancienne chaux pour de la nouvelle » pour 44,35 francs. Ce n’est qu’en 1864 que se fait la nouvelle construction mais elle est détruite le 20 novembre 1870 par le Génie « par fait de guerre ». La maison du pont suspendu Entre temps, le Conseil municipal sous la présidence du Maire Eugène Clerget vote le 12 Août 1868 pour 1848,20 francs le remplacement de la baraque en bois du pont par une maison qui se compose « de deux chambres d’habitation, d’une cave et d’un grenier » (adjudication du 30 décembre 1874 à Joseph Millot). La difficile restauration de la passerelle Dès 1871, une demande de subvention est faite pour la reconstruction du pont : 60 000 francs. « Afin d’éviter les oscillations considérables que les vents violents imprimaient au tablier, le Conseil Municipal a émis le vœu que la passerelle soit reconstruite en deux travées au lieu d’une seule. » (Service vicinal, passerelle du Grand-Vaire) Le 11 mai 1872, le projet est suspendu car l’administration du Canal refuse l’établissement en lit de rivière de la pile, la reconstruction d’une passerelle identique à l’initiale est approuvée le 12 mai 1873. Les travaux doivent être terminés pour le premier avril 1874. Parce que le bois est pourri et que l’oxydation du fer attaque le goudron, le projet de réparation est suspendu le 28 juillet 1881. Un nouveau projet est adopté en septembre 1881. La communauté du Petit-Vaire qui a déjà participé au financement de l’ouvrage en 1842 refuse d’apporter son obole à cette nouvelle réalisation. Les travaux supplémentaires de restauration du pont suspendu sont toutefois entrepris notamment le remplacement du tablier de bois par un tablier métallique. En 1908, le 27 mars, un projet d’exhaussement du chemin vicinal ordinaire N°1 permet d’améliorer la rampe d’accès au pont. En 1910, c’est la construction du pont métallique sans câbles avec deux piles. Un arrêté du 24 février 1926 tente de limiter le poids des voitures chargées à 6000 kilos tandis qu’un projet de pont entre Roche et Arcier n’a pas abouti en 1924. A la fin de la deuxième guerre mondiale Le nouveau pont de Vaire est détruit partiellement du côté de Vaire-le-Petit, en septembre 1944 de 19 obus.Notre pont actuel date de 1973, il est reconstruit en amont de ces anciens ponts. C’est le dernier des 118 ponts reconstruits dans le Doubs (126 détruits) juste après Laissey et Chalèze. 6 mètres de chaussée et deux trottoirs de 1 mètre de large, il est prévu dans la perspective du canal à grand gabarit. Deux culées sur une pile centrale, le tout en béton précontraint sont construits avec un effectif réduit de dix hommes.

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